Mission biodiversité 2025

Nous avons effectué en Juin une mission d'Ecoute et d'Observation entre le Continent (après l'UNOC) et la Corse.

Ce jour-là, nous avons eu la chance de rejoindre nos amis Vincent et Karine à la limite des eaux territoriales de Monaco. L’excitation était palpable alors que nous prenions place à bord de nos voiliers pour un moment inoubliable en mer. Ce premier repas en mer des Ambassadeurs Pelagos marquait le début d’une expérience qui alliait détente et découverte, dans le cadre exceptionnel de la mer Méditerranée.

Nous nous sommes installés sur le carré, entourés par le bleu éclatant de l'eau et le parfum salin de la brise marine. Le soleil brillait haut dans le ciel, illuminant notre table improvisée où un délicieux repas nous attendait. Les rires et les échanges d’histoires entre amis ont rapidement transformé ce moment en un souvenir chaleureux, renforçant nos liens dans ce cadre idyllique. Après ce premier festin, l'objectif était clair : patrouiller avec nos deux voiliers, une belle occasion d'explorer les richesses de la mer de Ligure. Équipés de matériel pour l'inventaire des espèces marines, nous avons mis le cap entre Saint-Florent puis sur le Parc National de Port-Cros, une zone maritime réputée pour sa biodiversité exceptionnelle.

Naviguer sur cette zone magnifique, était une expérience profondément revigorante. Les voiliers glissaient sur l’eau, se fondant dans le paysage captivant qui nous entourait. Nous avons pu observer à distance des dauphins jouer dans les vagues, ajoutant une touche de magie à notre expédition. Au fur et à mesure que nous avancions, nous avons commencé notre inventaire. Armés de nos cahiers, de  notre Hydrophone et de nos appareils photos, nous avons noté chaque rencontre sous-marine : Tursiops, Dauphins  Blanc et Bleu, et de Stenellas, des Raies Mobula, Globis, et les Rorquals qui sont de retour, et enfin des méduses fluoressentes qui nous ont donné un spetacle noturne incroyable.

Cette collecte de données était non seulement un exercice scientifique, mais également un moyen d'en apprendre davantage sur cet écosystème fragile. La mer était calme durant cette période, offrant des conditions idéales pour l’Observation. Chaque plongée dans les eaux cristallines révélait un nouveau chapitre de la vie marine. Nous étions émerveillés par la diversité des espèces que nous rencontrions, de la petite seiche furtive au majestueux mérou. Durant ce temps, les échanges entre Vincent, Karine et nous ont été riches et stimulants, permettant de partager nos connaissances et de discuter des enjeux liés à la préservation de cette mer précieuse. Le retour au port, après quelques jours de navigation bien remplis, était marqué par un sentiment de satisfaction et d'accomplissement.

Nous étions ravis d'avoir non seulement passé un moment agréable entre amis, mais aussi d'avoir contribué à la connaissance des espèces marines de notre belle Méditerranée. Ce type d’expérience, riche en découvertes et en partages, rappelle l'importance de préserver nos mers et d’encourager les initiatives qui promeuvent la conservation de notre environnement. C'est dans le cadre de rencontres comme celle-ci que se construisent des souvenirs inoubliables et des actions significatives pour préserver notre planète.

Il est à noter que nous avons constaté des objets flottants poluants; il nous semble impératif que les navires actifs sur cette zone soient équipés de collecte de déchets pour résoudre  cette problématique. Nous préparons un rapport de Mission détaillé que nous ne manquerons pas de vous partager lordque ce travail de détail sera terminé.

Une nouvelle piste pour la médecine régénérative

Nous continuons nos explorations maritimes à sec sur le massif du Ronc Rouge à Bessèges grâce à une équipe de chercheurs qui s'apprête à sonder les secrets cette montagne cévenole. Leur quête ? Comprendre comment un petit amphibien, la Salamandre, pourrait détenir la clé pour régénérer des membres humains. En plongeant dans 400 millions d'années d'évolution, ils ont découvert des indices menant à une thérapie d'avant-garde présentée sur ces quelques lignes.

La mission d'exploration maritime à sec 2026 nous fait découvrir la capacité de la salamandre à faire repousser une patte, une queue ou même des parties de son œil fascine les scientifiques. Aujourd'hui, une nouvelle étude suggère que cette faculté n'est pas un simple hasard de la nature, mais le résultat d'un arbitrage évolutif complexe, directement lié aux grandes crises climatiques de notre planète.

Un interrupteur biologique vieux de 400 millions d'années

L'équipe de recherche a développé des modèles informatiques qui croisent l'histoire évolutive des salamandres avec les données géologiques sur les taux d'oxygène (O₂), de dioxyde de carbone (CO₂) et d'iode dans l'atmosphère. Leurs conclusions, illustrées par plusieurs graphiques, sont surprenantes.

« Nous avons découvert une sorte d'interrupteur biologique », explique Claude Rouquette, le chercheur principal du projet. « Au fil des ères, les salamandres ont dû choisir entre deux stratégies de survie : la métamorphose, pour changer radicalement de forme et s'adapter à un nouvel environnement, et la régénération, pour réparer les dommages subis. »

Les données montrent une relation inverse : lorsque les conditions environnementales favorisaient la métamorphose, la capacité de régénération diminuait, et vice-versa. Selon leur chronologie, la capacité de régénération serait apparue il y a environ 400 millions d'années, bien avant que la métamorphose ne devienne une stratégie dominante.

Un tournant majeur s'est opéré au Jurassique, il y a environ 150 millions d'années. Avec l'apparition des salamandres modernes sans poumons, qui respirent par la peau, la régénération est redevenue un avantage évolutif crucial.

De la salamandre à l'Homme : une thérapie par la lumière ?

Mais comment passer de l'étude des fossiles à une application médicale concrète ? La réponse se trouve dans les premières secondes suivant une blessure.

« Après une amputation, le corps humain déclenche immédiatement un processus de cicatrisation. Cette cicatrice, si elle est essentielle pour éviter les infections, forme une barrière qui empêche toute reconstruction organisée du membre », détaille le scientifique. « La salamandre, elle, maîtrise cette phase de choc. Elle ne cicatrise pas, elle reconstruit. »

C'est là que la recherche devient potentiellement révolutionnaire. L'équipe a identifié un facteur qui pourrait mimer cette réaction chez l'humain : des ondes lumineuses spécifiques, les térahertz (THz).

« Nos analyses de la biochimie cellulaire de la régénération nous ont conduits vers une fréquence très précise, située entre 1.10 et 1.15 THz », affirme le chercheur. « Ces ondes, qui ne sont pas nocives pour le corps humain et déjà utilisées en dermatologie, pourraient "ordonner" à nos cellules de se comporter comme celles d'une salamandre : régénérer au lieu de cicatriser. »

Retour sur le terrain cet automne

Pour l'heure, ces résultats restent théoriques. La prochaine étape est cruciale : confronter le modèle à la réalité du terrain. Dans les strates géologiques de la montagne de Bessèges, les chercheurs vont chercher des preuves tangibles – fossiles de plantes et d'animaux, ou encore traces d'ADN environnemental – pour valider leur chronologie.

« En décryptant le passé lointain de ces survivantes de l'évolution, nous espérons ouvrir une porte vers l'avenir de la médecine », conclut l'équipe. Un avenir où la perte d'un membre ne serait plus une fatalité.

18/08/2025

Sur les traces des Salamandres